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vendredi 1 mars 2019

Benjamin Mitrani a composé la musique du film Cassy

Benjamin Mitrani, 20 ans, fils du cinéaste Noël Mitrani, a composé et exécuté les musiques du film Cassy. Un opus comprenant sept thèmes qui couvrent les diverses humeurs traversant l'histoire. Les morceaux intitulés "The Park" et "The End" (figurant sur le générique de fin) retiennent particulièrement l'attention par leur créativité.

Benjamin Mitrani aux Rendez-vous Québec Cinéma




Bande originale du film Cassy

mercredi 20 février 2019

Le cinéaste Noël Mitrani a confié le rôle principal à sa fille Natacha

Cinq films à voir aux RVCQ

Le Journal de Montréal
La 37e édition des Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ), qui prend son envol mercredi soir, propose une sélection de plus de 300 films dont plusieurs seront présentés en première mondiale. Parmi les cinq à ne pas manquer :
    
Cassy

Ayana O'Shun et Natacha Mitrani dans Cassy
Le cinéaste montréalais Noël Mitrani (Sur la trace d’Igor Rizzi) a confié le rôle principal de ce nouveau film indépendant à sa fille Natacha, qui se glisse dans la peau d’une fillette de neuf ans, butée, renfermée et en colère. Ayant récemment perdu sa mère dans un accident mystérieux, elle retrouvera un semblant de bonheur auprès d’une professeure de chant. Présenté en première mondiale samedi à 11 h à la Cinémathèque québécoise.

Cinq films à voir aux RVCQ

lundi 18 février 2019

RVQC : «Cassy», l'oeuvre totale de Noël Mitrani

QUI FAIT QUOI Le 18 février2019
Article rédigé par Frédéric Bouchard.
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Le cinéaste Noël Mitrani
Cinquième long métrage de Noël Mitrani, « Cassy » est un film qui s’est créé dans l’urgence. À peine venait-il de terminer l’écriture du scénario que le réalisateur a cherché à mettre en images son film avec comme point de départ une fillette de dix ans venant de perdre sa mère et qui est confrontée à l’arrivée d’une femme prénommée Maya dans son quotidien. Refaisant équipe avec sa fille Natacha Mitrani à la suite d’« Après coup », qui campe ici le personnage-titre, le cinéaste avait envie de redonner un rôle à cette enfant qui nourrit un rapport très naturel à l’image et au jeu.

« Je voulais traiter du fait que cette petite fille ressente l’absence de sa mère et vit un conflit très fort avec son père, explique Noël Mitrani en entrevue avec Qui fait Quoi. Et puis, je voulais traiter d’harcèlement, mais pas directement comme sujet frontal. Par contre, j’ai voulu l’aborder de biais. Ça apparaît de manière inattendue. Aussi, tous les hommes et toutes les femmes se sentent concernés par ce sujet. »

À la réalisation, le cinéaste a voulu privilégier l’approche la plus naturelle possible. Ainsi, étant donné la sensibilité des sujets, le deuil et le harcèlement, il n’a remis aucun dialogue ni aucune précision de décors aux acteurs. Désirant éviter toute forme d’intellectualisation de leur part, il a ainsi imaginé les répliques quelques minutes avant que la caméra ne roule.

« Ce n’est pas de l’improvisation, assure-t-il. J’ai travaillé dans une concentration telle que je savais exactement ce que je voulais et j’ai tourné dans l’ordre du film. Parce que je me disais qu’on pouvait construire le film avec les comédiens à mesure que l’on avance. Ce qui fait que les dialogues étaient toujours justes parce qu’on savait ce que l’on avait fait et on n’était pas complètement déconstruit dans notre tête. »

À la direction photo, Noël Mitrani a collaboré pour la toute première fois avec André Paul Therrien, un habitué des documentaires « en coulisses » produits par les studios américains. La consigne qu’il a donnée à son collègue était de proposer une belle image, certes, captée en lumière naturelle, mais où sont favorisés les acteurs et les situations de jeu. « Les acteurs décidaient du déplacement et non pas la caméra. Ils se déplacent organiquement à l’endroit où ils ont besoin d’aller et André Paul devait les suivre, toujours avec un petit temps de retard », précise le réalisateur.

Portant également le chapeau de producteur, il n’a pas tenté sa chance auprès des institutions pour obtenir du financement. Voulant à tout prix que son projet se concrétise, et ce, rapidement, le cinéaste n’a voulu faire aucun compromis créatif et a cherché à profiter d’une liberté absolue. « C’est un film qui vient des tripes et qui est tellement personnel. Aucune personne n’est intervenue sur le contenu. Ce film est ce que j’ai voulu qu’il soit », insiste-t-il.

D’ailleurs, Noël Mitrani ne préfère faire aucune distinction entre ses différents rôles lorsqu’il aborde un projet comme « Cassy ». Ici accessoiriste, directeur artistique et scripte, il estime que ces postes représentent également une forme d’écriture. « Chaque chose qui apparaît à l’image je l’ai désirée personnellement sans avoir à la transmettre à quelqu’un. C’est une oeuvre totale. C’est ça un vrai film d’auteur », déclare-t-il.

Natacha Mitrani dans Cassy


« Cassy » est présenté en première québécoise le samedi 23 février à 11h à la Cinémathèque québécoise.
RVQC : «Cassy», l'oeuvre totale de Noël Mitrani

jeudi 7 février 2019

Cassy : un drame naturaliste et poignant

Cassy 
Un film de Noël Mitrani
SAMEDI 23 FÉVRIER > 11h00
Cinémathèque québécoise > salle Fernand-Seguin

«Un triangle de personnages marqués par l'amour, le deuil et bien des secrets se heurte dans ce drame naturaliste et poignant, au ton très intime.»

«A triangle of characters affected by love, grief and burdensome secrets collide in this poignant and intimate naturalist drama.»

https://rendez-vous.quebeccinema.ca/uploads/document/_rdv_programmevirtuel2019_13moavec_liens.pdf

Cassy : un récit très contemporain où se mêlent brutalité et tendresse

 Après Le militaire et Après coup, Noël Mitrani signe son troisième long métrage d’affilée produit sans l’aide des institutions. Mettant en vedette sa propre fille, la craquante Natacha, le réalisateur de Sur la trace d’Igor Rizzi (prix du meilleur premier film canadien au TIFF en 2006) et The Kate Logan Affair nous convie avec Cassy dans un récit très contemporain où se mêlent brutalité et tendresse et au cours duquel une fillette redécouvre peu à peu l’amour d’une mère de substitution. (Samedi 23 février à 11h)

 23 février 2019 | 11 H
Cinémathèque québécoise
Réserver

http://www.filmsquebec.com/quatre-primeurs-mondiales-a-decouvrir-aux-rvqc-2019/

jeudi 7 juin 2018

Tournage du nouveau film de Noël Mitrani: "Cassy"

Le tournage du cinquième long-métrage de Noël Mitrani, intitulé "Cassy", vient de s'achever à Montréal. La fille du réalisateur Natacha Mitrani partage l'affiche avec Ayana O'Shun et Stéphane Krau.

Noël Mitrani explique une scène à Stéphane Krau.

Stéphane Krau et Natacha Mitrani tournent une scène.

Dernier jour de tournage: Ayana O'Shun, Natacha Mitrani et Noël Mitrani posent ensemble.
Le cinéaste Noël Mitrani est aussi le producteur du film. Il a réuni une petite équipe de choc composée d'André Paul Therrien à l'image, de Justin Vanier au son et de Kevin Halgand comme assistant. 

Natacha Mitrani : clap de fin !
 "Cassy" raconte l'histoire d'une petite fille qui a perdu sa mère et qui doit faire face à une relation conflictuelle avec un père difficile. Deux histoires s’entremêlent: on assiste d'un côté au deuil bouleversant de la petite Cassy, et de l'autre au comportement révoltant de son père qui harcèle une jeune femme qui est entrée dans leur vie. L'interprétation des acteurs est d'une vérité poignante. 

vendredi 11 décembre 2015

After Shave, court-métrage, 1999, critique

Par Xavier Balin

Fabienne Galula et Sacha Bourdo dans After Shave 
 de Noël Mitrani
Des chutes de pellicule 16mm récupérées à France 2, une autorisation de tournage dans une grande surface de la banlieue parisienne, l’accord du trépidant Sacha Bourdo qui venait de briller dans Western de Manuel Poirier et voilà le premier court-métrage de Noël Mitrani sur les rails. Mitrani, qui s’essayait jusque-là à l’écriture de scénario, décide de se jeter dans la mise-en-scène sur la recommandation de son ami réalisateur Michael Donio, qui pour l’occasion lui confie l’intégralité de son équipe technique, à commencer par le talentueux directeur photo Christophe Debraize-Bois. Le tournage en conditions réelles dans un supermarché est d’autant plus rock’n’roll que Mitrani a trouvé le moyen deux jours plus tôt de se briser le genou en glissant sur un trottoir enneigé du Boulevard Saint-Michel. C’est donc un réalisateur en herbe juché sur des béquilles qui s’adonne à sa première réalisation. Le scénario est simple, drôle, un brin pathétique : un marginal gagne sa vie en dégotant l’article le plus couteux dans le caddie d’une cliente pour ensuite le lui revendre sur le parking après l’avoir volé au préalable. La cliente en butte à un dilemme morale ne peut résister à la tentation de payer un sèche-cheveux 30% moins cher! Bien sûr ce petit manège finit par être repéré par un vigile aux méthodes de cow-boy… L’enchaînement des situations fonctionne à merveille. Le jeu des acteurs est tout en caricature mais l’effet comique est imparable. Et nous avons droit à une scène de fin délicieusement pathétique dans laquelle une bourgeoise jouée par Fabienne Galula s’humilie devant notre marginal dont elle espère partager des ébats furtifs. Pour une première réalisation, Mitrani s’en sort bien, il récolte une diffusion sur Canal+ et une critique assassine dans Télérama.

CinéShort, numéro 35, 4 janvier 2007