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| Benjamin Mitrani aux Rendez-vous Québec Cinéma |
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vendredi 1 mars 2019
Benjamin Mitrani a composé la musique du film Cassy
Benjamin Mitrani, 20 ans, fils du cinéaste Noël Mitrani, a composé et exécuté les musiques du film Cassy. Un opus comprenant sept thèmes qui couvrent les diverses humeurs traversant l'histoire. Les morceaux intitulés "The Park" et "The End" (figurant sur le générique de fin) retiennent particulièrement l'attention par leur créativité.
Bande originale du film Cassy
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samedi 23 février 2019
«Cassy est un film moraliste, pas moralisateur»
Les César de "Jusqu'à la garde" sont donc tombés hier soir. Or, hasard
du calendrier comme on dit, aujourd'hui est présenté en salle à Montréal
le 5ème film de Noël Mitrani, "Cassy". (je précise que je n'ai pas vu le film. Juste la bande-annonce, et
j'ai lu quelques interviews. Mais je connais bien le cinéma de Noël,
donc je me permets de ramener mon grain de sel.)
"Cassy" met en scène également un père et mari violent. Le sujet m'a surpris de prime abord : Noël et moi avons souvent discuté de ce point : Noël ne veut pas faire de film sur des faits de société. Or, "Cassy" tombe en pleine vague #BalanceTonPorc. Que s'est-il passé ? Noël a-t-il tourné casaque ? Eh bien non.
"Cassy" est un film moraliste. Je ne dis pas "moralisateur". Mais un film qui a une morale. Noël ne fait pas que montrer la violence physique et psychologique, il veut la condamner.
Alors, vous allez me dire : « Ben évidemment, faut être bénêt pour pas condamner ce genre de violence ! »
Eh oui ! Précisément ! Or, dans "Jusqu'à la garde", Xavier Legrand ne fait que montrer. Il ne prend pas position. Il se contente de nous dire : « Ahlala, c'est pas facile, la vie.»
Et c'est exactement pour cette raison que son film est au final un docu-fiction, qui tombe dans le pathos.
-Arnaud Palisson
"Cassy" met en scène également un père et mari violent. Le sujet m'a surpris de prime abord : Noël et moi avons souvent discuté de ce point : Noël ne veut pas faire de film sur des faits de société. Or, "Cassy" tombe en pleine vague #BalanceTonPorc. Que s'est-il passé ? Noël a-t-il tourné casaque ? Eh bien non.
"Cassy" est un film moraliste. Je ne dis pas "moralisateur". Mais un film qui a une morale. Noël ne fait pas que montrer la violence physique et psychologique, il veut la condamner.
Alors, vous allez me dire : « Ben évidemment, faut être bénêt pour pas condamner ce genre de violence ! »
Eh oui ! Précisément ! Or, dans "Jusqu'à la garde", Xavier Legrand ne fait que montrer. Il ne prend pas position. Il se contente de nous dire : « Ahlala, c'est pas facile, la vie.»
Et c'est exactement pour cette raison que son film est au final un docu-fiction, qui tombe dans le pathos.
-Arnaud Palisson
mercredi 20 février 2019
Le cinéaste Noël Mitrani a confié le rôle principal à sa fille Natacha
Cinq films à voir aux RVCQ
Le Journal de Montréal
Cassy
Le cinéaste montréalais Noël Mitrani (Sur la trace d’Igor Rizzi) a confié le rôle principal de ce nouveau film indépendant à sa fille Natacha, qui se glisse dans la peau d’une fillette de neuf ans, butée, renfermée et en colère. Ayant récemment perdu sa mère dans un accident mystérieux, elle retrouvera un semblant de bonheur auprès d’une professeure de chant. Présenté en première mondiale samedi à 11 h à la Cinémathèque québécoise.
Cinq films à voir aux RVCQ
lundi 18 février 2019
RVQC : «Cassy», l'oeuvre totale de Noël Mitrani
QUI FAIT QUOI Le 18 février2019
Article rédigé par Frédéric Bouchard.
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| Le cinéaste Noël Mitrani |
Cinquième long métrage de Noël Mitrani, « Cassy » est un film qui
s’est créé dans l’urgence. À peine venait-il de terminer l’écriture du
scénario que le réalisateur a cherché à mettre en images son film avec
comme point de départ une fillette de dix ans venant de perdre sa mère
et qui est confrontée à l’arrivée d’une femme prénommée Maya dans son
quotidien. Refaisant équipe avec sa fille Natacha Mitrani à la suite
d’« Après coup », qui campe ici le personnage-titre, le cinéaste avait
envie de redonner un rôle à cette enfant qui nourrit un rapport très
naturel à l’image et au jeu.
« Je voulais traiter du fait que cette petite fille ressente l’absence de sa mère et vit un conflit très fort avec son père, explique Noël Mitrani en entrevue avec Qui fait Quoi. Et puis, je voulais traiter d’harcèlement, mais pas directement comme sujet frontal. Par contre, j’ai voulu l’aborder de biais. Ça apparaît de manière inattendue. Aussi, tous les hommes et toutes les femmes se sentent concernés par ce sujet. »
À la réalisation, le cinéaste a voulu privilégier l’approche la plus naturelle possible. Ainsi, étant donné la sensibilité des sujets, le deuil et le harcèlement, il n’a remis aucun dialogue ni aucune précision de décors aux acteurs. Désirant éviter toute forme d’intellectualisation de leur part, il a ainsi imaginé les répliques quelques minutes avant que la caméra ne roule.
« Ce n’est pas de l’improvisation, assure-t-il. J’ai travaillé dans une concentration telle que je savais exactement ce que je voulais et j’ai tourné dans l’ordre du film. Parce que je me disais qu’on pouvait construire le film avec les comédiens à mesure que l’on avance. Ce qui fait que les dialogues étaient toujours justes parce qu’on savait ce que l’on avait fait et on n’était pas complètement déconstruit dans notre tête. »
À la direction photo, Noël Mitrani a collaboré pour la toute première fois avec André Paul Therrien, un habitué des documentaires « en coulisses » produits par les studios américains. La consigne qu’il a donnée à son collègue était de proposer une belle image, certes, captée en lumière naturelle, mais où sont favorisés les acteurs et les situations de jeu. « Les acteurs décidaient du déplacement et non pas la caméra. Ils se déplacent organiquement à l’endroit où ils ont besoin d’aller et André Paul devait les suivre, toujours avec un petit temps de retard », précise le réalisateur.
Portant également le chapeau de producteur, il n’a pas tenté sa chance auprès des institutions pour obtenir du financement. Voulant à tout prix que son projet se concrétise, et ce, rapidement, le cinéaste n’a voulu faire aucun compromis créatif et a cherché à profiter d’une liberté absolue. « C’est un film qui vient des tripes et qui est tellement personnel. Aucune personne n’est intervenue sur le contenu. Ce film est ce que j’ai voulu qu’il soit », insiste-t-il.
D’ailleurs, Noël Mitrani ne préfère faire aucune distinction entre ses différents rôles lorsqu’il aborde un projet comme « Cassy ». Ici accessoiriste, directeur artistique et scripte, il estime que ces postes représentent également une forme d’écriture. « Chaque chose qui apparaît à l’image je l’ai désirée personnellement sans avoir à la transmettre à quelqu’un. C’est une oeuvre totale. C’est ça un vrai film d’auteur », déclare-t-il.
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| Natacha Mitrani dans Cassy |
« Cassy » est présenté en première québécoise le samedi 23 février à 11h à la Cinémathèque québécoise.
RVQC : «Cassy», l'oeuvre totale de Noël Mitrani
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